Greffe de gencive
Une greffe de gencive apporte du tissu là où il est trop fin, trop bas ou rétracté. Elle protège la racine d’une dent, ou les tissus qui entourent un implant.
Le tissu utilisé est prélevé en petite quantité, le plus souvent au palais. Il est ensuite positionné et suturé sur la zone à renforcer.
Cette intervention n’est pas systématique. Elle répond à une situation précise, identifiée lors de l’examen des gencives.
À quoi sert une greffe de gencive ?
La gencive joue un rôle de barrière. Elle protège l’os et la racine des dents des agressions mécaniques et bactériennes.
Lorsque son épaisseur ou sa hauteur diminue, cette protection s’affaiblit. La racine peut se découvrir, devenir sensible et s’user plus rapidement.
Une greffe poursuit alors l’un de trois objectifs. Il s’agit d’épaissir un tissu trop fin, de recouvrir une racine exposée, ou de stabiliser une zone dont la rétraction progresse.
Une récession gingivale n’a pas toujours la même origine
Voir une racine se découvrir ne renseigne pas, à lui seul, sur la nature du problème. La démarche commence donc par la recherche de la cause.
Plusieurs facteurs peuvent être en jeu :
- un brossage trop appuyé, ou une brosse aux poils trop rigides
- une position de la dent qui laisse peu d’os devant la racine
- une maladie parodontale ayant entraîné une perte de support
- la traction d’un frein ou d’un muscle sur le bord de la gencive
- des déplacements dentaires ayant modifié l’orientation de la racine
La conduite à tenir change selon la cause identifiée. Un geste sur le brossage, un traitement parodontal et une greffe ne répondent pas au même problème.
Les situations qui peuvent conduire à proposer une greffe
Une greffe est envisagée quand le tissu en place ne suffit plus à protéger la zone, ou quand la rétraction continue d’évoluer.
Elle peut être indiquée dans les cas suivants :
- une racine exposée devenue sensible, ou qui commence à s’user
- une gencive trop fine pour supporter le brossage quotidien
- un déplacement orthodontique prévu dans une zone au tissu insuffisant
- une épaisseur de tissu insuffisante autour d’un implant
- un bord de gencive fragile au contact d’une prothèse
Une rétraction stable et sans gêne ne conduit pas nécessairement à intervenir. Une simple surveillance est parfois la conduite retenue.
Les techniques de greffe gingivale
Plusieurs techniques existent. Le choix dépend de l’objectif recherché, de la zone concernée et du tissu disponible.
La greffe de tissu conjonctif enfoui
Un fragment de tissu est prélevé sous la surface du palais, puis glissé sous la gencive de la zone à traiter. Le site de prélèvement est ensuite refermé.
Comme le greffon reste recouvert, l’aspect de surface de la gencive est mieux respecté. Cette technique est utilisée pour recouvrir une racine ou pour épaissir un tissu visible.
La greffe gingivale libre
Le prélèvement comprend ici la couche superficielle du palais. Le greffon est posé et suturé à découvert sur la zone à renforcer.
Cette technique augmente la hauteur et la résistance du tissu. Elle peut laisser une différence de teinte ou de texture, ce qui l’oriente vers les zones peu exposées au regard.
Les substituts de tissu mou
Des matrices de substitution peuvent remplacer le prélèvement dans certaines indications. Elles évitent d’ouvrir un second site opératoire.
Leur emploi dépend de l’objectif et de l’épaisseur à obtenir. Ce point est discuté au moment de la planification du traitement.
Greffe de gencive et traitement implantaire
Autour d’un implant, les tissus ne s’organisent pas comme autour d’une dent naturelle. Il n’existe pas d’attache fibreuse comparable à celle d’une racine.
L’épaisseur de gencive prend alors une importance particulière. Un tissu suffisant limite les variations de contour et facilite le nettoyage quotidien autour de la prothèse.
Une greffe peut donc s’intégrer au calendrier implantaire : avant la pose de l’implant, pendant la chirurgie, ou lors de son dégagement. Le moment est choisi selon la situation de départ.
Ce qui est examiné avant l’intervention
L’examen des gencives précède toute décision. Il mesure la hauteur de tissu restant, son épaisseur et la profondeur des récessions.
L’état parodontal est vérifié. Une inflammation en cours est traitée avant d’envisager une greffe, car le tissu doit cicatriser sur un terrain sain.
Votre technique de brossage est également observée. Corriger un geste traumatique fait partie du traitement, avant comme après l’intervention.
Le tabac est abordé lors de cette consultation, car il influence la cicatrisation des tissus mous.
Comment se passe l’intervention
La greffe est réalisée au cabinet, sous anesthésie locale. Elle concerne deux zones : le site à traiter et le site de prélèvement.
Le déroulement suit plusieurs temps successifs :
- préparation de la zone à renforcer
- prélèvement du greffon, lorsque la technique en prévoit un
- mise en place du greffon et sutures fines
- protection du site de prélèvement
La durée dépend du nombre de dents concernées et de la technique retenue. Elle vous est indiquée avant l’intervention.
Les premiers jours après la greffe
Une gêne et un léger gonflement peuvent apparaître. Le site de prélèvement au palais se fait parfois sentir davantage que la zone greffée.
Des consignes précises vous sont remises. Elles portent sur l’alimentation, sur le brossage à suspendre localement et sur les soins à réaliser à la maison.
Les sutures sont retirées lors d’un rendez-vous de contrôle. Le tissu greffé continue ensuite d’évoluer : sa teinte et son volume se stabilisent au fil des semaines.
Votre prise en charge au cabinet Dental 7
La consultation commence par ce que vous observez : une dent qui paraît plus longue, une sensibilité au froid, une gencive qui saigne au brossage.
Un examen clinique des gencives et un examen radiographique sont réalisés. Ils précisent l’origine de la situation et permettent de poser l’indication.
Le plan de traitement vous est ensuite expliqué : technique envisagée, nombre de séances, site de prélèvement éventuel et suites attendues. Un devis détaillé vous est remis avant de commencer.
Les rendez-vous de contrôle qui suivent l’intervention font partie du traitement. Ils permettent de suivre la cicatrisation et d’ajuster vos gestes d’entretien.
FAQ – Greffe de gencive
- La greffe de gencive est-elle douloureuse ?
L’intervention se déroule sous anesthésie locale. Les jours suivants, la gêne provient surtout du site de prélèvement au palais. Un traitement antalgique est prescrit. - La gencive greffée peut-elle se rétracter de nouveau ?
Le tissu greffé reste soumis aux mêmes contraintes qu’auparavant. Corriger la cause de la rétraction fait donc partie du traitement, sans quoi la situation peut évoluer à nouveau. - Une racine exposée peut-elle être entièrement recouverte ?
Cela dépend de la hauteur de la récession, de l’os sous-jacent et des tissus voisins. Le recouvrement possible est évalué au cas par cas et discuté avant l’intervention. - Peut-on traiter plusieurs dents lors d’une même séance ?
Oui, lorsque les zones sont voisines et que la quantité de tissu disponible le permet. Dans le cas contraire, l’intervention est répartie sur plusieurs séances. - Faut-il une greffe de gencive autour de chaque implant ?
Non. Elle est envisagée uniquement lorsque l’épaisseur ou la hauteur de tissu est jugée insuffisante à cet endroit.
Prendre rendez-vous pour une greffe de gencive à Paris 7
Une dent qui paraît plus longue qu’avant, ou une sensibilité qui apparaît au collet, méritent d’être regardées de près. La cause n’est pas toujours celle que l’on imagine.
Au cabinet dentaire Dental 7 à Paris 7, nous examinons vos gencives et cherchons l’origine de la rétraction. Nous voyons ensuite avec vous si une greffe est utile, ou si d’autres mesures suffisent.
Vous pouvez prendre rendez-vous en ligne pour cet examen.